Le vénérable Luang Phor Sawae

Le vénérable Luang Phor Sawae Hirisampanno : un maître spirituel respecté de Buriram

Un moine vénéré du Wat Prasat Phanom Rung
Le vénérable Luang Phor Sawae, connu sous son nom monastique Hirisampanno et honoré du titre Phra Khru Phanom Khunarak, fut l’une des figures spirituelles les plus respectées du Wat Prasat Phanom Rung, dans la province de Buriram, en Thaïlande. Il exerça également comme moine référent du Wat Khao Phanom Rung (Wat Bua Takhian), un temple intimement lié au sanctuaire sacré du Phanom Rung, haut lieu historique et religieux de l’Isan.
Un maître humble et profondément enraciné dans le Dharma
Moine d’une grande humilité, le vénérable Luang Phor Sawae parlait rarement de lui-même. Son nom monastique, Hirisampanno, évoque la pudeur morale, la vigilance intérieure et la conscience juste. Ceux qui l’ont connu décrivent un maître profondément ancré dans la tradition du bouddhisme theravāda, entièrement dévoué à la pratique, à la méditation et au service des fidèles.
Formation et enseignement dans la tradition theravāda
Au cours de sa formation, il étudia notamment le Vinaya (discipline monastique), la méditation de la tradition forestière, les textes du Canon pāli, sous la guidance de maîtres éminents de la région centrale de Thaïlande et des temples royaux de Bangkok.
Dans le Sangha, il assuma durant de nombreuses années la fonction de moine principal, reconnu pour un enseignement simple, direct et profondément moral. Il participa régulièrement aux cérémonies de Phutthaphisek, ce qui explique la présence de son nom dans plusieurs collections régionales et listes de moines bénisseurs.
Une réputation fondée sur la rigueur morale et la compassion
La réputation spirituelle de Luang Phor Sawae reposait sur sa rigueur morale, son attachement au Vinaya, sa bienveillance envers les laïcs, un enseignement centré sur la retenue, la sagesse et la méditation. Bien qu’il ne soit pas un créateur majeur d’amulettes comme certains maîtres de Bangkok, il fut largement sollicité pour bénir des objets sacrés. Les amulettes qu’il consacra, notamment celles du Wat Prasat Phanom Rung, sont aujourd’hui encore recherchées pour leurs vertus de protection, de chance et de prospérité.
Un pilier spirituel durant 35 années de vie monastique
Durant ses 35 vassa, il œuvra sans relâche à la préservation des traditions locales, la transmission du Dharma, les rituels de protection et à l’accompagnement spirituel des fidèles. Malgré son influence, il demeura un maître très discret, laissant ses actes parler pour lui. Sa présence calme, son regard bienveillant et sa pratique exemplaire ont profondément marqué ceux qui l’ont rencontré.
Sa disparition et l’hommage des fidèles
Le 3 novembre 2013, le vénérable Luang Phor Sawae s’est éteint paisiblement à l’hôpital Ruam Phaet de Surin. Il avait 57 ans et comptait 35 années de retraite monastique. Sa disparition a profondément touché les fidèles de Buriram et de toute la région de l’Isan, qui continuent de lui rendre hommage et de perpétuer son héritage spirituel.
Un héritage spirituel vivant
Aujourd’hui encore, son nom demeure associé à la droiture, la compassion, la force tranquille et à la pratique sincère du Dharma. Son enseignement se poursuit à travers les dévots qu’il a guidés, les amulettes qu’il a bénies et l’exemple lumineux qu’il a laissé.
Les amulettes bénies par Luang Phor Sawae
Ses amulettes, rares et très recherchées, sont perçues comme un précieux témoignage de sa présence spirituelle, sa pratique sincère et de son intention bienveillante.
Selon la foi populaire, elles continuent d’offrir protection, chance et grand soutien, parfois même avec une puissance accrue depuis son départ, car il est considéré comme un maître pleinement réalisé dont la bienveillance continue d’agir.
Pour beaucoup, ces amulettes sacrées ne sont pas de simples objets, mais de véritables fragments de son héritage moral et spirituel, rappelant la lumière et la force tranquille qu’il a laissées derrière lui.



